đź“° Au programme de cette newsletter:
L’Égypte propose un nouvel accord de cessez-le-feu à Gaza
La coalition israélienne se précipite pour adopter un budget
Israël mène toujours sa plus vaste opération en Cisjordanie depuis vingt ans
L’Égypte propose un nouvel accord de cessez-le-feu à Gaza
L'Égypte a soumis une nouvelle proposition de cessez-le-feu lundi, selon un journal qatari. Si cette proposition est acceptée, le Hamas libérerait cinq otages et fournirait des informations sur les otages restants en échange d'un cessez-le-feu immédiat. Le Hamas se serait dit prêt à libérer cinq otages tous les dix jours en échange d'une trêve de 50 jours, de la libération de prisonniers palestiniens et la reprise de l’entrée d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Cette pause ouvrirait la porte à des négociations sur le retour de tous les otages restants et sur le retrait des forces israéliennes de Gaza. Le plan égyptien, qui semble bénéficier du soutien du Hamas, n'a pas été officiellement proposé à Israël, mais des sources israéliennes ont déclaré être au courant de son existence. Israël aurait toutefois demandé la libération de onze otages vivants, soit environ la moitié du nombre total d'otages vivants que le Hamas détiendrait, selon une source israélienne citée par Haaretz.
🔑 Ce qui est en jeu
Alors que les troupes israéliennes continuent d’avancer dans la bande de Gaza, ni le Hamas ni Israël n’ont officiellement annoncé leur retrait de la table des négociations. Néanmoins, des rumeurs d’un plan d’occupation totale de la bande de Gaza par Israël font surface dans la presse israélienne. Ces rumeurs semblent confirmées par les déclarations du ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar. Il a affirmé lundi “Israël n'a pas encore pris de décision quant à l'imposition d'une gouvernance militaire à Gaza”. La menace d’occupation complète de la bande de Gaza pourrait aussi être un moyen de pression dans le cadre des négociations.
🔎 Entre les lignes
Alors que la pression militaire israélienne presse le Hamas à négocier, le groupe palestinien espérerait que le vote du budget par le gouvernement israélien faciliterait les négociations. En effet, une fois le budget adopté, la coalition de Benjamin Netanyahou aura relevé son défi le plus important jusqu’ici. Conforté dans la stabilité de sa politique intérieure, le Premier ministre pourrait alors être plus flexible. En plus de cela, la libération de plusieurs otages vivants par le Hamas permettrait au gouvernement d’alléger la pression populaire à laquelle il fait face. Néanmoins, la signature d’un tel accord serait un camouflet pour Itamar Ben Gvir, politicien d'extrême droite et ministre de la Sécurité nationale, et son parti qui vient de rejoindre le gouvernement. Ils l’avaient quitté en janvier lors de la signature d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
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